http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/19991116/ftext/sujet6.html

Coévolution

Le monde dans lequel nous vivons se modifie : il évolue et nous devons, en réaction, évoluer pour ne pas disparaître.

Cette évolution va dans le sens de la complexification des organismes. Prenons l'exemple des papillons pollinisateurs et des orchidées qui sont pollinisées par ces insectes : le papillon plonge sa trompe dans le nectaire : le tube contenant le nectar, dont il se nourrit, explique le professeur Archipi. Ce faisant il se barbouille du pollen situé dans les organes sexuels de la fleur près de l'extrémité libre du nectaire ; le papillon transporte ensuite ce pollen et fertilise d'autres fleurs. Supposons que la taille des papillons augmente et donc la longueur de leur trompe. Ils pourront aspirer le suc des plantes de petite taille sans toucher au pollen et les petites plantes seront défavorisées. Aussi ne se reproduiront que les plantes au long nectaire. Cette reproduction fera alors que certaines plantes auront des nectaires trop longs pour que les insectes puissent y plonger leur trompe et seuls les insectes à très longue trompe pourront se nourrir : ils seront avantagés et se reproduiront mieux : les papillons à longue trompe prédomineront, et parmi ceux-ci, certains à la très longue trompe pourront se nourrir sans attraper de pollen dans les orchidées à petit nectaire, ce qui favorisera la prolifération des plantes à tube encore plus profond, etc, etc..

Cette augmentation conjointe de la taille des papillons et des orchidées fait qu'aujourd'hui la taille du tube à nectar des papillons est de 25 centimètres ! Aussi la théorie de l'évolution de Darwin doit-elle être perfectionnée, continue Archipi. Quand la mutation d'un organisme amène un changement qui lui est favorable, ce changement induit des modifications d'autres organismes qui vont l'amener à amplifier ce changement ou à développer d'autres caractéristiques avantageuses, qui elle même entraîneront d'autres modifications, etc, etc.. À chaque génération il y a sélection d'orchidées au nectaire de plus en plus profond et de papillons à la trompe de plus en plus longue. La complexité s'accroît, sans qu'augmente la qualité de l'adaptation vis à vis de l'environnement.

C'est pourquoi nous sommes beaucoup plus compliqués que les bactéries, les premiers habitants de la planète. Depuis trois milliards d'années nous évoluons vers la complexification, un changement de l'environnement amenant une sélection qui en induit d'autres. La coévolution est une course perpétuelle. Dans "Alice au pays des merveilles", la Reine rouge, une pièce du jeu d'échecs, entraîne Alice dans une course effrénée : "Mais, Reine rouge, nous courons vite et le paysage autour de nous ne change pas ?" La Reine rouge répond : "Nous courons pour rester à la même place". Le phénomène évolutif que nous venons d'évoquer, illustré par la coévolution des papillons et des orchidées, ou dans d'autres contextes, la lutte de l'épée et du bouclier et la course aux armements, est dénommé : le paradoxe de la Reine Rouge.

"Alice aux Pays des Merveilles" Lewis Carrol


La Reine rouge ordonne à Alice de courir...

Elles courent ensemble, mais le paysage ne bouge pas.
Alice demande alors à la Reine Rouge : "Nous courons, mais le Paysage ne bouge pas ?"
La Reine Rouge répondit alors : " Nous courons pour rester à la même place."

Ceci est le Paradoxe de la Reine Rouge.

Elle illustre l'interaction dans une entreprise de la lutte entre la direction, l'organisation des employés et l'environnement.

Cette notion est mise en relation avec des Vols d'étourneaux.

Ceux-ci ont amenés dans mon travail les systèmes complexes, la gestion de la circulation par exemple. Surtout, ils m'ont amené dans un premier temps aux balbutiements de l'intelligence artificielle avec les Boïds, où une erreur est considérée par le système qui l'émet, comme une action de son programme.

de gauche à droite :

Volez Groupés,
Figure Priapique,
et " Les étourneaux ont une manière de voler qui leur est propre, et
semble soumise à une tactique uniforme et régulière,
telle serait
celle d'une troupe disciplinée, obéissant à la voie d'un seul chef.
C'est à la voie de l'instinct que les étourneaux obéissent...".

La Tour Eiffel est une figure idéale



Elle représente le fleuron de l'industrie française à l'exposition
universelle de 1889.
Tout d'abord, j'ai souhaité saluer l'habillage de la Tour Eiffel.


C'est le scintillement et la couleur rouge mise en place pendant
l'année de la chine qui m'a frappé : tout simplement pour le
rapprochement possible avec le principe du paradoxe de la
reine rouge.


J'ai adoré le rouge, l'étincelant du scintillement et le bleu nuit
du ciel parisien : sans douter une seconde que notre reine
métallique était passée à l'est ;
Tel un bas-résille dans la nuit, pourrait l'être dans les quartiers

rouges.